Céleste Boursier-Mougenot / Photo © Laurent Lecat

Biennale de Venise

mai 10 | Exposition / Agenda

Depuis 1895, Venise est le point névralgique des férus d’art contemporain avec sa Biennale. Cet événement international met en exergue 89 pavillons nationaux répartis autour du parc Giardini. Dans la ville de l’Italie du Nord, lieux de cultes et insolites sont également pris d’assaut par les artistes. Jusqu’au 22 novembre, sous la thématique de « Tous les futurs du monde », des expositions comprenant notamment des installations impressionnantes sont à découvrir pour le public.

La Biennale de Venise récompense les artistes d’un Lion d’or. Pour sa 56ème édition, celui de la meilleur participation nationale a été attribuée à la République d’Arménie pour « Armenity/Haiyutioun ». Une dizaine d’artistes arméniens issus de la diaspora se sont penchés sur la résilience, la force et la capacité de trouver un nouveau souffle vital.

Temps forts

Chiharu Shiota, pour le pavillon japonais, explore la notion de mémoire en utilisant des dizaines de milliers de clés recueillies auprès de personnes à travers le monde. Chaque clé représente les souvenirs de l’individu. L’artiste utilise souvent des objets du quotidien dans ses créations monumentales comme des lits, des fenêtres et des chaussures. Elle explore dans l’ensemble de son travail la relation entre la vie et la mort dans des compositions délicates et poétiques.

La France, avec l’artiste Céleste Boursier-Mougenot, présente une forêt cinétique. Un écosystème expérimental qui révèle l’état de la nature en constante évolution à travers le son, la lumière et le mouvement. Concrètement, une basse tension de courant électrique déplace les arbres à l’intérieur du pavillon ! Un îlot onirique et organique qui laisse rêveur…

Dans la vieille basilique de San Giorgio Maggiore, un sanctuaire rend hommage à l’abondance des femmes et des filles à travers le monde qui font face à la violence, la répression et l’ignorance forcée. Cette œuvre, signée Patricia Cronin, présente un amoncellement de saris portés par les filles en Inde, dont trois ont été récemment violées et assassinées. La pile d’hijabs symbolise les 276 écolières enlevées par Boko Haram au Nigeria, le troisième autel présente un tas de tabliers et d’uniformes représentant ceux portés par les filles dans les asiles de Magdala et dans les blanchisseries et institutions de travaux forcés pour les jeunes femmes en Irlande, au Royaume-Uni et en Amérique.

Sarah Lucas : pavillon britannique

Chiharu Shiota : pavillon japonais

Céleste Boursier-Mougenot : pavillon français

Jaume Plensa

Patricia Cronin

+ Biennale de Venise

www.labiennale.org

Julie Baquet © Art and Facts

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