Week-end anniversaire © Centre Pompidou

Le Centre Pompidou fête ses 40 ans

février 1 | Exposition / Agenda

Entrée libre. A l’occasion de son quarantième anniversaire, le Centre Georges Pompidou ouvre gratuitement ses portes et concocte pour ses visiteurs un programme haut en couleur les 4 et 5 février ! L’occasion de découvrir les expositions actuelles consacrées à Cy Twombly et Jean-Luc Moulène, mais aussi de profiter des parades, concerts, visites et surprises qui y seront organisées. Tobias Gutmann avec sa machine à dessiner analogique vous tirera le portrait. Egalement au programme : l’historien Philippe Artières invitera les visiteurs à lui confier souvenirs et documents pour les Archives populaires du Centre Pompidou. Enfin, concerts, performances, projections de documentaire, de films et de vidéos ponctueront les temps fort ce week-end. Suivez le programme complet ici.

Le Centre Pompidou, 40 ans d’histoire ! 

Au cours de ces quatre décennies, cette institution, communément appelé Beaubourg, a su s’imposer dans le paysage artistique contemporain. Il est à Paris ce qu’est le MoMA à New-York et la Tate Modern à Londres. Ses 120 000 œuvres reparties sur huit étages de 7 500 mètres carrés lui assurent une légitimité désormais inébranlable. Pourtant l’accueil ne fût pas réellement chaleureux. On parle à l’époque de « hangar de l’art », de « verrue d’avant-garde », on le surnomme même « Notre-Dame de la tuyauterie ».

« Je voudrais passionnément, expliqua Georges Pompidou à l’initiative de cette idée, en 1969, que Paris possède un centre culturel  qui soit à la fois un musée et un centre de création, où les arts plastiques voisineraient avec la musique, le cinéma, les livres, la recherche audiovisuelle, etc. Le musée ne peut être que d’art moderne, puisque nous avons le Louvre. La création, évidemment, serait moderne et évoluerait sans cesse. La bibliothèque attirerait des milliers de lecteurs qui du même coup seraient mis en contact avec les arts ». Mais l’architecture innovante du bâtiment n’emballe pas la foule. Les tuyaux et bouches d’aérations, habituellement cachés, qui constituent sa façade sont d’abord vus comme une faute de goût. Pour le public comme pour le gouvernement, cet énorme bloc entache Beaubourg plus qu’autre chose. En 1973, le conseil des ministres décide de stopper son programme de construction.

Mais en 1974,  Valéry Giscard d’Estaing, fortement poussé par Jacques Chirac, son Premier ministre, se résout à ordonner la poursuite des travaux. Après deux ans de chantier, le public assiste à l’inauguration du centre nommé Georges Pompidou, en hommage au feu Président, féru d’art moderne, qui n’aura pas eu la chance de voir son projet mené à bien. Sa volonté architecturale « la plus souple possible » a néanmoins été respectée, en dépit des critiques.

Ce pilier de l’art contemporain sous toute ses formes s’impose rapidement en référent et fait désormais partie intégrante du patrimoine culturel français. Mutation permanente. Beaubourg qui a, avec les années, acquis un lot d’œuvres inestimables, de Dali à Yves Klein, continue d’innover d’une exposition à l’autre. Le quadragénaire dédie donc un week-end à son anniversaire et offre aux fidèles et aux novices, à travers de nombreuses réjouissances, l’occasion de (re)découvrir un lieu emblématique et son histoire.

Les 4 et 5 février
De 11h à 2h
Entrée libre
Place Georges Pompidou
75004, Paris

 

+ Centre Pompidou

www.centrepompidou.fr

Marine de Rocquigny © Art and Facts

 

 

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