Interview – Elise Gerosa, la beauté de la lévitation

août 22 | Interviews

Le silence sombre d’une ville sous l’eau, de corps flottants et de planètes en lévitation, les créations d’Elise Gerosa invitent à la méditation. L’immersion dans son univers teinté de références à l’Atlantide et au cosmos est immédiate. A la fois envoutantes et étranges, ses photographies au style épuré et minimaliste envoutent.

L’artiste parisienne livre à Art and Facts quelques mots sur son parcours et ses dernières séries en attendant un nouveau travail artistique début septembre autour de la thématique de la folie.

 

Art and Facts : Qui est Elise Gerosa ?

Elise Gerosa : Parisienne depuis maintenant 26 ans, je suis photographe et viens de rejoindre le réseau de production Pavillon Noir spécialisé en film, événementiel et direction artistique. Aux côtés de son fondateur, Ghislain de La Chaise, je m’occupe du pôle créa, photographie et retouches.

 

A&F : Quel est votre parcours artistique ?

E.G : J’ai commencé par une formation en publicité, graphisme & édition à Olivier de Serres, l’ENSAAMA puis je me suis dirigée vers le domaine de la photographie en entrant aux Gobelins, l’école de l’image. J’ai ensuite monté mon propre studio photo (location, prises de vues & post-prod) avec une amie de ma promo. Au bout de deux ans, j’ai quitté ce studio pour me lancer en freelance et me spécialiser dans la photographie nature morte et dans la publicité.

 

A&F : Vous avez notamment travaillé avec André Carrara, photographe de mode, que tirez-vous de cette expérience ?

E.G : J’ai rencontré André à l’âge de 14 ans au studio Pin up. Etant un photographe ayant longtemps travaillé à l’argentique, il m’a énormément appris sur la préparation d’un shoot et l’organisation d’un visuel afin d’éviter au maximum les retouches superflues. Encore aujourd’hui il continu à me suivre et à me guider/conseiller dans mon travail photographique.

 « Les mythes sont faits pour être dépoussiérés »

A&F : Vous donnez dans la série « Atlantide » une lecture contemporaine du mythe. Expliquez-moi ce choix.

E.G : Les mythes sont faits pour être dépoussiérés je pense… :) et Paris serait très belle sous l’eau !

A&F : En quoi l’Atlantide vous inspire ?

E.G : Je plonge depuis toute petite. L’univers sous marin est un espace dans lequel je me sens bien. C’est comme une pause, un état de flottement où les sensations sont décuplées. Sous l’eau tout est ressenti/réfléchi/pensé/vu différemment.

 

A&F : On remarque également une continuité avec la série « Nymphes » où des humains semblent morts, noyés, dans une piscine.

E.G : C’est en réalité le départ de la série Atlantide. Cette pause dont je parlais au dessus. Un état d’abandon complet du corps et de l’esprit sous l’eau.

A&F: La thématique de la lévitation est encore présente dans la série « Vénus ». Qu’est ce qu’elle représente ? 

E.G : Une ascension et un équilibre. Deux choses fragiles.

« Les idées émergent seules comme un flash au milieu de mon cerveau bruyant »

A&F : Pourquoi avoir donné le nom de « Vénus » à cette série ?

E.G : La série « Vénus » est un travail autour des planètes et de l’univers organique. Vénus est à la fois présente en tant que telle dans le système solaire, mais renvoie aussi à la déesse de la féminité et de la maternité.

A&F : Qu’est ce qui vous inspire et/ou vous influence ?

E.G :Mes rêves beaucoup. Les idées émergent seules comme un flash au milieu de mon cerveau bruyant.

A&F : Des projets en cours ?

E.G : Oui beaucoup ! Je suis dans une période où je n’arrête pas ! Une série perso sortira début septembre autour de la thématique de la folie. Et puis d’autres en cours de réalisation…

+ Elise Gerosa

+ www.elisegerosa.com

 

Julie Baquet © Art and Facts

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